Le thé au Kenya

Le thé au Kenya

thé au Kenya

Le Kenya est le premier exportateur de thé et le 2ème producteur de thé au monde. Son centre de vente aux enchères, à Mombasa, est la plaque tournante du commerce mondial de la plante aromatique et de la vente de thé. En 2016, le pays a exporté 480 000 tonnes de thé, loin devant ses concurrents indien, chinois ou sri lankais. La « feuille magique » représente un quart des revenus d’exportation du pays, soit plus de 1 milliard d’euros et six fois plus que le café (176 millions d’euros).

Un peu d’histoire 

Le thé est l’”or vert” du Kenya, et ce depuis son introduction par les Britanniques au début du XXe siècle. Le Kenya est venu tardivement à la culture du thé mais n’en reste pas moins un des pays qui a le mieux réussi. La qualité du thé kenyan rivalise avec ceux des grands producteurs notamment avec Ceylan (Sri Lanka). Les plantations asiatiques suffisant à leurs besoins, les anglais se sont pendant longtemps désintéressés de la culture du thé au Kenya. C’est après l’indépendance, en 1963, que sa culture s’est rapidement développée. Le Kenya est ainsi devenu le plus gros producteur de thé en Afrique et un des plus gros producteurs de thé au monde. La qualité des thés est plus qu’honorable, surtout les thés noirs à feuilles brisées et broyées.

Les spécificités du thé au Kenya

Les plantations de thé sont situées là où il fait toujours frais et très humide et où il pleut presque quotidiennement. Tout cela crée des conditions optimales pour cultiver le thé et autorise des récoltes tout au long de l’année, tous les 17 jours. Les thés du Kenya sont appréciés partout dans le monde pour leurs qualités tirées de l’atmosphère montagneuse pure dans laquelle ils sont cultivés. Le thé est cultivé dans les districts de Kericho, Bomet, Nandi, Kiambu, Muranga, Kisii, Nyamira, Nakuru, Embu et Trans-nzoia.

À noter que la majorité des thés originaires de ce pays sont travaillés par CTC soit une technique de production par laquelle on obtient de la poudre à partir des feuilles de thé, poudre qui est ensuite conditionnée dans des sachets.

Les types de thés

– Le thé noir

Ce pays offre des thés noirs aux notes boisées et dont les feuilles ont la particularité d’être très foncées et riches en arômes. Grand producteur de thé noir, le Kenya cultive des thés bien connus comme celui dense et rond de la plantation de Marynin.

– Le thé vert

Le Kenya est un très faible producteur de thé vert, qui représente seulement 10% de sa production. Le thé vert du Kenya provient de la région de Kirinyaga. Il est récolté à plus de 1800 mètres d’altitude sur le mont Kenya. Ce thé réalisé à partir de théiers Assamica bénéficie d’un sol volcanique riche en minéraux, idéal pour la croissance des théiers.

C’est un thé vert soyeux et sucré. Il se caractérise par des notes à la fois végétales, iodées et minérales.

– Le thé jaune

Les thés jaunes sont des thés très rares différenciés par le temps d’infusion. En effet, la fermentation est aussi courte que celle d’un thé vert, mais elle est répétée plusieurs fois. Les thés jaunes sont toujours présentés en feuilles entières.

– Le thé blanc

En plus de satisfaire les connaisseurs, le thé blanc est très sain pour la santé. Le Kenya produit depuis peu un thé blanc de belle qualité. La plantation de Changoi, située dans la vallée du rift, à l’ouest du pays, à proximité de forêts primitives préserve la plantation des grands courants d’air d’altitude, pour un thé de prestige.

Les méthodes de production du thé au Kenya

Le processus de fabrication du thé comprend plusieurs étapes. Après la cueillette, les feuilles fraîches sont séchées pendant quelques heures pour retirer une partie de l’humidité présente dans les feuilles fraîches. Ces dernières sont, dans un second temps, roulées afin d’en extraire le suc qui libère des enzymes favorisant la fermentation ; c’est ce que l’on appelle le roulage. Les feuilles enroulées sont ensuite entreposées dans des salles de fermentation dans lesquelles règne une température chaude et humide. Ce processus de fermentation est complété par la dessiccation puis les feuilles sont soumises à une température de 90 °C.

Enfin, les feuilles séchées sont ensuite passées sur des tamis et triées par grade à l’aide de tamis.

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