Le thé au Japon

Le thé au Japon

thé au japon

Un peu d’histoire

En 805, les moines Bouddhistes Japonais Saicho et Kukai qui ont étudié en Chine rapportent au Japon des graines de thé Camellia Sinensis. Celles-ci sont semées dans le premier Jardin à Thé dans la préfecture de Saga, sur une île au sud de l’archipel du Japon.

Selon d’autres théories, l’arbre à thé vert existait déjà à l’état sauvage, connu sous le nom de « Sancha » qui signifie “Thé de Montagne”, dans les régions montagneuses du Japon.  Des extraits de cette plante auraient déjà été utilisés sous forme d’infusion médicinale.

Les spécificités du thé au Japon

On trouve, au Japon, principalement 4 régions productrices de thé réparties sur 3 îles :

  • La région de Shizuoka, sur l’île d’Honshu, produit 40% du thé japonais.
  • L’île de Kyushu produit quant à elle 30% du thé au Japon.
  • La préfecture de Mié, sur l’île de Shikoku, est l’une des plus anciennes régions théicoles du Japon. Moins connue, c’est pourtant la 3ème plus grosse région productrice du pays.
  • La région d’Uji, à Shikoku, ne représente que 3% de la production nationale ; elle offre des thés d’ombre de très grande qualité.

Les types de thés 

Le Japon est bien connu pour sa production de thé, vert principalement. Le thé noir compte bien au nombre des thés japonais mais il s’agit d’une production anecdotique, tant les quantités sont infimes.

Ce pays asiatique est en effet le 2ème producteur mondial de thé vert avec environ 82 000 tonnes produites par an, et 910 g de thé consommé par an et par habitant soit presque 1 kilo par habitant ! Ce qui en fait la boisson phare du pays !

– Le thé vert Sencha

Au Japon, c’est le thé Sencha qui est le plus consommé et le plus cultivé. Cependant, sa production n’a commencé qu’il y a environ 300 ans. Sa couleur est très verte et son goût est amer. C’est celui-ci que vous trouverez partout au Japon, sous forme de bouteilles dans les distributeurs de boissons, en poudre, en boîte hermétique…

Dans les restaurants, le thé est servi très chaud, il faut l’aspirer pour le refroidir comme les ramen ou udon (pâtes japonaises). Il peut aussi se boire froid, surtout l’été.

– Le thé vert Matcha

Au Japon, le thé vert Matcha se présente sous forme de poudre. Plus qu’une boisson au parfum délicat, il est à l’honneur de la cérémonie du thé. En effet, “Match” signifie littéralement « poudre de thé » en japonais. Sa couleur et son goût uniques en font également une poudre appréciée en cuisine et en pâtisserie.

Très connue dans la culture japonaise, une cérémonie consiste à préparer délicatement un thé vert matcha dans un bol chawan selon la tradition zen et la cérémonie traditionnelle du thé, le Cha No Yu

– Le thé vert Genmaicha

Le thé Genmaicha est un thé vert mélangé avec du riz grillé. Ce thé populaire se buvait, à la base, par les personnes pauvres. Mais aujourd’hui, il se déguste par toutes les classes de la société. C’est un thé vert où l’on retrouve un goût de riz soufflé grillé, un goût très particulier. Il se marie parfois avec du matcha.

– Le thé vert Hojicha

Le thé vert Hojicha est beaucoup plus brun que les autres. C’est un thé très apprécié des japonais et souvent servi dans les restaurants de sushi. En outre, les japonais le consomment le soir avant de se coucher car il est très faible en caféine.

Les méthodes de productions du thé au Japon

Aujourd’hui, la plupart des thés de l’industrie japonaise sont issus du traitement secondaire pour répondre à la demande du public en termes de goût et d’apparence.

La méthode primaire

La méthode primaire de production et traitement du thé se définit comme la méthode ancestrale. En effet, elle permet de s’assurer que le thé peut être stocké et la saveur extraite par l’infusion. Cette technique consiste donc à cuire à la vapeur, à rouler puis à sécher.

La vapeur s’utilise pour stopper l’oxydation. Quant au roulage, il libère l’humidité intérieure des feuilles de thé en détruisant leurs parois cellulaires. Enfin, le thé nécessite ensuite un temps de séchage dans le but de réduire le taux d’humidité au strict minimum et de le conserver plus longtemps.

La méthode secondaire

Cette seconde méthode consiste à améliorer les qualités du thé avec différentes techniques  comme le triage, le mélange, la cuisson, etc.

Par exemple, lors du triage, les différentes particules de thé sont séparées les unes des autres afin d’isoler les feuilles, les tiges, les poussières….

Le mélange, lui, permet de composer la saveur en associant différentes sources de thé.

Quant à la cuisson, elle donne des notes légèrement grillées à l’arôme du thé vert. De même, elle favorise la réduction du taux d’humidité.

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