L’art de cultiver les plantes médicinales

L’art de cultiver les plantes médicinales

Plantes médicinales

Les plantes sont utilisées depuis la nuit des temps pour leurs propriétés médicinales. Même si certaines s’épanouissent dans la nature de manière sauvage, la culture des plantes médicinales demande une connaissance des espèces cultivées, de leurs cycles de croissance et de leurs besoins. Elles sont ensuite vendues par les herboristes qui sont de vrais spécialistes de la santé naturelle.

Les différents types de plantes médicinales

Nous avons tout d’abord les vivaces à feuillage persistant qui sont des plantes conservant leurs feuilles toute l’année. Elles sont surtout présentes dans le sud de la France, notamment en Provence. Ce sont par exemple, la Sauge et la Lavande. Ensuite, on trouve les vivaces à feuillage caduc, qui sont des plantes qui perdent leurs feuilles en hiver et dont la repousse redémarre au printemps. On peut citer notamment la Menthe ou la Mélisse. On trouve également les plantes annuelles et bisannuelles qui ont un cycle de végétation respectivement d’un et deux ans. Pour les annuelles, elles se développent, fleurissent et meurent la même année. Comme le Basilic et la Camomille, que l’on retrouve principalement dans l’ouest de la France.

La culture des plantes médicinales

La plantation et la culture

De nombreuses plantes médicinales poussent naturellement à l’état sauvage. Mais elles peuvent aussi être cultivées en jardins en délimitant des carrés, comme le pratiquait autrefois les moines au Moyen-âge ; ou dans des champs pour de plus grands rendements.

Généralement, les plantes annuelles germent plus facilement que les vivaces, et poussent plus rapidement. Différents critères interviennent dans la culture et la qualité d’une plante :

– l’exposition au soleil : la plupart des plantes médicinales ont besoin de soleil pour se développer. Leur emplacement est donc primordial au moment de les planter. Il faut éviter les endroits trop ombragés.

– le sol : il faut que la terre soit adaptée aux besoins nutritifs de la plante pour qu’elle puisse se développer sans devoir lui apporter trop de soins.

– l’hydratation : chaque plante a un besoin en eau différent. Il est important de respecter une hydratation adéquate pour ne pas impacter leur concentration en principes actifs. Certaines plantes préfèrent une terre humide comme la menthe, la guimauve, la valériane ; alors que d’autres ont besoin de zones sèches pour une meilleure croissance comme la mauve et la bourrache.

Certaines régions de France sont plus favorables à la culture de certaines plantes. Par exemple, les plantes aromatiques poussent à l’origine sur le pourtour du bassin méditerranéen comme la lavande, le thym, le romarin et l’origan ; alors que les Pays de la Loire sont la première région productrice de plantes médicinales. On y retrouve notamment la Camomille romaine et la menthe poivrée. Enfin, d’autres plantes comme la bruyère préfèrent le bord de mer pour pousser et d’autres comme l’arnica et la gentiane jaune se plaisent en montagne.

La cueillette

ll est préférable de récolter les plantes par temps sec et de respecter le bon moment selon la partie de la plante à cueillir. Les feuilles se ramassent en été, avant l’apparition des boutons floraux. Quant aux fleurs et aux sommités fleuries, elles se cueillent au début de la floraison. Les racines et les rhizomes se déterrent à l’automne ou pendant le début du printemps. Enfin, les bourgeons se récoltent dès leur apparition au début du printemps.

Le séchage

Pour profiter des bienfaits des plantes tout au long de l’année, en particulier en hiver, une fois cueillis, les végétaux sont ensuite séchés très rapidement. C’est une opération importante afin de bien conserver les actifs des plantes. Les plantes sont entreposées à plat dans un endroit sec, aéré, à l’abri de la lumière et avec une chaleur modérée. Les agriculteurs utilisent souvent des séchoirs industriels. La température doit être stable comprise entre 30 et 40°C avec une humidité réduite. Au-delà, certains actifs peuvent se dégrader comme les huiles essentielles.

Pour les racines, après êtres lavées, il est souvent nécessaire de les couper en fines tranches ou en petits morceaux et de les faire sécher dans un four.

Les plantes sèches sont ensuite emballées et stockées à l’abri de l’air et de la lumière.

L’herboriste, le professionnel de la santé au naturel 

L’herboriste est un maillon important dans la chaîne des plantes médicinales. C’est un spécialiste de leurs vertus curatives et bienfaisantes. Son métier consiste à conseiller, vendre des plantes médicinales et de faire aussi des préparations à base de plusieurs plantes.

Il écoute attentivement le client et l’oriente vers une plante seule ou un mélange pour soulager ses petits maux. Grâce à son expertise, il propose une solution adaptée à ses besoins. Ce métier n’est malheureusement plus reconnu officiellement à ce jour. La plupart des herboristeries sont maintenant en ligne.

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