L’infusion, le plus vieux remède de tous les temps

L’INFUSION,
LE PLUS VIEUX REMÈDE DE TOUS LES TEMPS

les bienfaits des infusions - Canopia : infusez votre bien-être

Depuis des Millénaires, les hommes utilisent les plantes médicinales à travers le monde. Traditionnellement employées en infusion pour extraire leurs principes actifs, elles traversent le temps pour leurs bienfaits sur la santé. Un long chemin a été parcouru avant que l’infusion ne devienne aujourd’hui une boisson universelle et reconnue.

L’histoire des plantes médicinales 

A l’époque de la préhistoire, la cueillette de plantes se pratiquait pour s’alimenter mais aussi pour se soigner. Les Mayas, les Aztèques et les Incas furent les premières civilisations à exploiter les plantes dans leur vie quotidienne comme le quinquina.

De nombreuses civilisations ont développé leur propre médecine à base de plantes et d’herbes médicinales comme l’Inde avec la médecine ayurvédique et la Chine avec la médecine traditionnelle chinoise.

Les premiers écrits de l’Antiquité 

Les premières traces écrites des plantes médicinales ont été trouvées en Mésopotamie, en Inde et en Égypte, précurseur de l’embaumement et de la parfumerie. Durant l’Antiquité, les Grecs et les Romains employaient certaines plantes comme la menthe, le fenouil et la cardamome pour se soigner.

La botanique antique 

C’est en Grèce, que des savants commencent à étudier l’ensemble du monde végétal. Au IVème siècle avant J.-C, Aristote fût le fondateur de la botanique avec son ouvrage De plantis (Des Plantes). Puis, Théophraste, élève d’Aristote, reprit les travaux de son maître. Considéré comme le « véritable » père de la botanique, il écrivit plusieurs ouvrages dont De historia plantarum (Histoire des plantes) et De causis plantarum (Causes des plantes).

Des ouvrages antiques de référence 

Mais c’est au Ier siècle après J.-C., Dioscoride, un médecin et naturaliste grec d’Asie mineure, qui fût le précurseur des propriétés médicinales des plantes. Il ne s’intéresse pas seulement à la botanique en tant que telle mais aussi à l’intérêt médicinal des espèces végétales. Il rédigea d’ailleurs un ouvrage célèbre De materia medica. Il recense près de 600 plantes et fût la référence en matière de plantes médicinales pendant l’époque antique. Un véritable recueil d’informations pour la Pharmacopée romaine devenant la référence des pharmaciens jusqu’à la Renaissance.

Au IIème siècle après J.-C., les travaux sur les propriétés médicinales des plantes continuèrent grâce au philosophe et médecin grec Galien, né en l’année 131 qui exerça à Rome. Il fût l’auteur De la composition des médicaments, qui comprend plus de 400 drogues végétales. C’est ainsi qu’il donne le nom à la pharmacie galénique, science de la mise en forme des médicaments.

Les plantes au Moyen-âge 

Au Moyen-âge, les religieux s’approprièrent les connaissances des plantes et le savoir-faire de l’Antiquité. Les ordres monastiques avaient pour mission de soigner les malades en se basant sur les Réceptaires (recueils de remèdes). Au sein des monastères médiévaux, les moines cultivaient des plantes médicinales à usage thérapeutique pour leur communauté. Ils créent ainsi des « jardins des simples », nom donné aux plantes médicinales. On parlait également de « simples médecines ».

Les ordres monastiques cumulèrent ainsi la fonction de médecin et d’apothicaire.

Dans toute l’Europe, on commençait à cultiver et à consommer différentes herbes aromatiques comme la sauge, la moutarde, le persil, le carvi, la menthe, le fenouil ou encore l’aneth.

Des herbiers ou des répertoires de plantes ont aussi vu le jour. Des recueils de formules de remèdes médiévaux se multiplient comme le Livre des subtilités ou Liber de simplici medicina. Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb, plus connu sous le nom de Qanûn ou Canon en français, fût aussi une référence. Avicenne, médecin et scientifique persan, rédigea cet ouvrage encyclopédique de médecine médiévale en arabe au XIème siècle. Il comporte notamment les propriétés et l’emploi de plus de 800 plantes médicinales.

La Renaissance, le modernisme des plantes 

La renaissance représente la botanique moderne. Les connaissances des plantes et des remèdes végétaux s’approfondissent.

Une frontière se crée au fur et à mesure entre médecins et préparateurs de remèdes. On assiste au développement de nombreux instruments de laboratoires. La chimie devient la science pivot de la pharmacie.

Le XVème siècle est considéré comme le « siècle des plantes » avec la mise en place de multiples jardins botaniques, notamment universitaires.

Au XVIe siècle, Leonhart Fuchs, médecin allemand, rédigea le grand traité de botanique. On le considérait comme le père fondateur de la botanique moderne. Cet inventaire de plus de 500 espèces de plantes repose sur ses connaissances et recherches médicales.

De même, Henri IV s’intéressait fortement à l’agriculture et a joué un rôle important. Il fût à l’origine de la création du jardin des plantes à Montpellier, le plus ancien jardin botanique de France.

Les effets bénéfiques des plantes sur la santé se sont ainsi plus démocratisés pour apaiser les maux du quotidien.

De la Renaissance à l’époque moderne 

Après la Renaissance, l’identification des principes actifs des plantes démarre grâce aux progrès techniques réalisés en botanique. Le savoir ancestral repose sur une approche scientifique. Cependant, les plantes perdent de leur importance au profit des médicaments.

Les connaissances sur les plantes ont survécu à travers les époques pour se rendre jusqu’à nous. Même si de nos jours la médecine conventionnelle les utilise peu, les plantes médicinales font toujours partie de la Pharmacopée.

Qu’en est-il de la naissance de l’infusion ? 

De nombreuses légendes existent mais le berceau de l’infusion serait sans conteste la Chine. La légende de Chen Nung remonterait à l’année 2737 avant Jésus Christ. Cet empereur chinois très soucieux de sa santé avait pour habitude de bouillir son eau avant de la boire. Un jour, après une longue marche, il s’endormit sous un arbre. Un léger vent se leva et quelques feuilles tombèrent dans son eau. A son réveil, l’empereur but une tasse de cette infusion et c’est ainsi que venait de naître le thé.

Qu’est-ce qu’une infusion ? 

Aujourd’hui, les infusions sont redevenues de véritables alternatives pour se sentir mieux. Elles permettent d’apaiser les petits maux du quotidien et de maintenir une bonne santé.

Le mot « infusion » représente une technique de préparation de plante. Cela consiste à amener l’eau à ébullition, de verser l’eau bouillante sur l’herbe ou la plante dans un récipient de type théière. Il faut ensuite laisser infuser pendant quelques minutes puis filtrer.

Il est préférable de couvrir l’infusion pour ne pas laisser s’échapper les composés actifs.

Ce type de préparation permet d’extraire les principes actifs et aromatiques des plantes médicinales. L’infusion concerne essentiellement les parties aériennes tendres des plantes comme les fleurs, les feuilles et les sommités fleuries. Leurs actifs sont solubles dans l’eau.

L’infusion concerne à la fois les fraîches ou séchées.

Les infusions regroupent plusieurs catégories :

– Les thés, eux-mêmes classés par grandes familles selon leur couleur avant infusion : thé vert, thé noir, thé blanc, thé rouge

– les infusions : infusion à la menthe, le rooibos, le maté,…

– les tisanes.

Les autres techniques de préparations de plantes 

Il existe deux autres techniques ancestrales, souvent confondues avec celles de l’infusion, à savoir :

– la décoction qu’on utilise plus pour les parties de plantes plus dures comme les écorces, les tiges, les aubiers et les racines. Leurs principes actifs sont moins solubles dans l’eau. L’action prolongée de la chaleur permet de les délivrer plus facilement. Le principe est de mettre la partie de la plante dans de l’eau froide, de porter le mélange à ébullition en couvrant et de laisser frémir pendant une dizaine de minutes. 

– la macération qui consiste à tremper une plante dans l’eau froide pendant plusieurs heures voire plusieurs jours selon les parties de la plante.

L’infusion toujours dans l’air du temps 

Les infusions gagnent en popularité aujourd’hui. Grâce à l’engouement des consommateurs pour la santé au naturel, la phytothérapie, l’aromathérapie et la gemmothérapie, l’infusion connaît ces dernières années un véritable regain d’intérêt. Elle est ancrée aujourd’hui dans un art de vivre lié au bien-être et à une douceur de vivre.

Afin de bénéficier de tous les bienfaits des plantes, elles doivent être de bonnes qualités, issues de récoltes sauvages. Et de préférence, exempts de produits chimiques et de pesticides. Les conditions de cueillette, de séchage et de conservation doivent être optimales afin de préserver leurs actifs naturels.

Les vertus d’une infusion 

Les médecines non conventionnelles portent différents synonymes comme les médecines alternatives, médecines naturelles, holistiques ou encore médecines douces ou parallèles. Elles reposent sur des techniques ancestrales et sur des usages traditionnels, contrairement à la médecine conventionnelle dont l’efficacité a été démontrée.

Grâce à l’extraction des principes actifs contenus dans les plantes, l’infusion aide à libérer tous leurs bienfaits. Et leurs vertus sont nombreuses ! Selon les plantes et les parties utilisées, elles présentent des propriétés diurétiques, digestives, respiratoires, dépuratives, sédatives, relaxantes, toniques,…

De nombreuses plantes seules suffisent pour obtenir un effet comme la camomille, le thym, la mélisse et le tilleul. Certaines associations sont bénéfiques pour créer des synergies. Le mélange de plantes en vrac permet de potentialiser les effets sur l’organisme, en particulier sur les articulations, l’estomac, le cholestérol, la digestion, la détox pour éliminer les toxines, la circulation sanguine, la minceur

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